Notes on books

This is  just a selection of books I enjoyed and some modest comments, in French or English, depending on the book, sometimes just a quote.

Dos Passos, John, 1896-1970

USA (The 42nd Parallel (1930) ; 1919 (1932) ; The big money (1936)), Library of America-85.

Though a classic, I don’t think I would put it on top of a list as must read for all, as it is so thick and dense. However, when one as time to spare for high level literature, its’ reputation is still deserved. The quality of the writing, tight, packed and efficient, with a longing for poetry ; and also obviously the wide social fresco given to view. Touching most of the essential matters of last century, giving a lot to think about the present too. The situation of the workers of the booming industries, of the poor, of the modest employees, of the adventurous and money hungry youths, who rise and sometimes fall, the film and the publicrelation sectors in bloom. A certain freedom for women, in a society where their place and rights and still in infancy.

What I found very strangely missing in this very rich panel of characters were black men and women, present only in the form of silent and obedient doormen and servants, with no words of their own.

A quite dark image in all, rather pesimistic, but kind for the individuals and their weaknesses.

It is very intertwined with the early 20th century, but some notes still ring very close to our times, as for example :

P. 849 : The farmers of the Northwest were starting their long losing fight against the parasite businessmen who were sucking them dry. There was a mortgage on the farm, interest on debts to pay, always fertilizer, new machines to buy to speed production to pump in a halfcentury the wealth out of the soil laid down in a million years of buffalograss.

Amari, Chawki, 1964-

L’âne mort, Editions Barzakh, 2014

Un périple à la fois modeste et épique dans l’Algérie d’aujourd’hui, sans grande fresque sociale, mais tout aussi efficace dans le détail à décrire la difficulté d’être, les obstacles absurdes à force d’être si simples et omniprésents, pour la jeunesse d’un pays qui se cherche un avenir qui ne soit pas de sang. Une fuite, un élan, avec beaucoup de poésie, de l’humour, et un peu d’espoir.

Todeschini, Giacomo, 1950-

Au pays des sans-nom, 2007, Verdier, 2015 (traduction de Nathalie Gailius)

Un livre très riche qui montre les exclusions dans une perspective historique sur le temps long, en Europe du Moyen-Age à aujourd’hui, dans la diversité des personnes et des groupes ciblés, mais aussi dans les similarités des processus de stigmatisation. Longtemps ciblés étaient ceux d’un métier, d’une religion, d’une caste ou ceux convaincus d’actes répréhensibles, puis le sont aussi les plus pauvres. La marque d’infâmie s’étend de ceux qui sont ou qui font, à ceux qui n’ont pas. Un ouvrage scientifique, mais sensible, où l’auteur évoque aussi les conséquences de ces dégradations sociales.

Pinget, Robert, 1919-1997

L’inquisitoire, Editions de Minuit, 1962

Je ne suis pas toujours convaincu par les livres issus de ce qui s’est appelé le nouveau roman, ou par les tentatives de casser les narrations trop classiques. Ce fut par exemple le cas avec Une vieille histoire, de Jonathan Littell, dont j’avais beaucoup apprécié Les Bienveillantes, mais qui avec ce nouveau livre m’a fait penser que si certaines choses sont effectivement intéressantes à écrire, à fouiller, à rechercher, elles ne le sont pas forcément à lire. Cela est aussi vrai de certains des derniers livres de Nathalie Sarraute, et sauf d’être étudiant spécialisé, il n’est vraiment ni utile ni plaisant, ni rien, de lire Tu ne t’aimes pas. La vie est trop courte et il y a tant à lire.

Néanmoins, le nouveau roman a aussi bien entendu permis de voir éclore de nombreuses perles, comme par exemple L’inquisitoire, de Robert Pinget. Un très long interrogatoire, flou et précis, fascinant, hypnotique, très français de son époque aussi. On s’y enfonce, comme dans un demi cauchemar dont on penserait pouvoir garder le contrôle.

Kilani, Mondher, 1948-

Du goût de l’autre, Editions du Seuil, 2018

Le corps de l’ennemi, de l’ami, du père ou du dieu, beaucoup d’occasions de se manger entre soi.

Un de ces livres acheté par hasard, sur un sujet un peu improbable mais qui fascine encore. Son titre si bien trouvé pour un ouvrage de spécialiste évoque un peu Levy-Strauss à ses meilleures heures, et puis le cinéma, et les sentiments que l’on peut avoir, jusqu’à dévorer. Une évocation étendue de ces mythes, histoires et traditions que l’on lit en cherchant ou, finalement, serait le tabou. L’auteur parcours le vaste domaine que couvre cette question, avec délice. Savoureuse lecture aux détails parfois peu ragoutants, mais toujours bien relevés, analysés et mis en perspective avec verve.

Dostoïevski, Fedor, 1821-1881

Une sale histoire (1862), Actes Sud, (traduction d’André Markowicz)

Pour ne pas se cantoner aux clichés, qu’ils soient de l’URSS ou de l’époque actuelle, et parce que la Russie, c’est aussi et d’abord tout ce que Dostoïevski nous en montre, et qui touche à l’universel, dans le drame de ses romans les plus célèbres, ou parfois aussi dans le rire et l’absurde, comme ici.

On ne peut pas tout lire dans une vie, mais ne jamais avoir lu Dostoïevski, est-ce avoir vraiment déjà lu?

Augustin d’Hippone / Saint Augustin, 354-430

Les confessions, NRF, (traduction de Patrice Cambronne)

On ne s’identifiera pas toujours à l’auteur, dont les réflexions sur le dogme chrétien ou les péchés nous préoccupent, pour beaucoup, moins aujourd’hui, mais 1600 ans après lui, il reste proche et touchant dans ses erreurs, ses doutes et ses espoirs. J’aurais pu par exemple reprendre à mon compte ses propos :

 Livre III, IV, 6 : « Quant à ces études qu’on appelait libérales, elles débouchaient sur la perspective du barreau : je devais exceller dans ces métiers où l’on est d’autant plus loué qu’on sait mieux manier la mauvaise foi. »

Diverse Writers: J.A. Ukawswa Gronniosaw; Olaudah Equiano; Nat Turner; Frederick Douglas; William Wells Brown; Henry Bibb; Sojourner Truth; William and Ellen Craft; Harriet A. Jacobs; Jacob D. Green

Slave Narratives, Library of America-114

Not unlike when it comes to famous novels, one feels one can only with great modesty and care comment the writings of those authors. They have lived and witnessed such hard and trying times, survived, and found the energy and courage to put it in writing, to witness.

A thousand pages of well written and very personal stories, first published between 1772 and 1864, mostly devoid of hatred, where it could most be expected, and justified.

The « peculiar institution » is shone not only through the hardships of the slaves but also in how it marked and altered the kindest masters, bringing out meanness, violence, and corruption. The authors often seem to try to even shield the reader from all the details of the physical violence and difficulties, but they also try to make us understand how deeply the lives of the slaves were affected, by the total lack of rights. If they admit, as underlined by pro-slavery arguments, that some masters could be seen as kind with their « cattle », those human beings could at any time be sold (through debt or death of the owner), families be split up with no hope of finding one another again, or be subjected to violence and injustice from any white person, as the words of a slave were not admitted in court, and they had no right to defend themself.

This total insecurity (physical, mental and legal), probably found its’ climax when the North abjectly agreed in 1850 to the demands of the South, and the Congress passed « Fugitive Slave laws » to allow and facilitate the capture and re-enslavement of fugitives who had found refuge in the so called « free states » of the North. Fleeing, again, to Canada or England was then necessary.

Several authors, though happy to have found some sort of security and freedom in the North, or in England, can’t help but notice that their lives were there also marked by prejudices against the color of their skin, understanding that the end of slavery would not mean the end of their fight for equality and dignity.

It is only after the secession (1860) and the civil war, that slavery is abolished by the Thirteenth amendment to the Consitution in 1865.

A very inspiring book.

Céline, Louis-Ferdinand, 1894-1961

D’un château l’autre (1957) – Nord (1960) – Rigodon (1969), NRF

Il a été abject, il a été sale, bien dans son époque en somme. La force de son écriture demeure, et tous ces aspects sont le fond et la forme de cette trilogie que l’on ne lit pas sans malaise. Et c’est là aussi qu’elle a toute sa valeur, témoignage de temps noirs, qui ne tombe pas dans la plaidoirie, et qui s’épargne les excuses. Si je n’arrive pas à dépasser la faiblesse fondamentale de la philosophie de Heidegger, parce que c’est une philosophie et qu’il aurait dû ne pas s’accointer avec le pouvoir, surtout ce pouvoir là, j’arrive à accorder à Céline cette séparation entre son œuvre et ses déplorables engagements politiques. Il est resté au plus proche des hommes, surtout de leurs faiblesses, de leurs bassesses. On suit malgré tout avec attention le sort de ces fuyards en fin de guerre, dans la survie à tout prix, de ces anciens dominants qui ne méritaient sans doute pas vraiment le pardon, ni la vie sauve.

La trilogie n’a pas la force d’évocation « sociologique » de ses premières œuvres, mais elle colle autant à son époque, et Céline s’y montre plus. Peu à son avantage, mais encré dans le réel de son expérience de la guerre. Les peurs, les compromissions, les crimes, les bombardements dont on réchappe par pur hasard, les chats qui survivent et les hommes qui meurent. Tout cela est aussi notre histoire, si proche, et dont rien ne nous garanti d’être épargnés à l’avenir.

Céline ne payera finalement pas le prix le plus fort, et reviendra, pour écrire, et occuper aujourd’hui une place importante dans la littérature, à défaut d’une place honorable.

Simak, Clifford D., 1904-1988

Way Station (1963), Library of America

Keyes, Daniel, 1927-2014

Flowers for Algernon (1966), Library of america-321

The Library of America has publised a remarquable serie of science fiction novels from the 1950’s and 1960’s, with a lot of interstellar travelling and some aliens, often fast paced and full of adventure as fits to the genre, some are more subtle too. I could mention two very well written examples.

In the Way station, the earth is used by aliens as a relay station for space traveling, and only one human knows about it, the one in charge of the station. It is a wide stretch for him between his work and what he discovers of the universe, and his lonely life in a traditional american farmers community. The science fiction aspect is a good base to develop a classic dilema of conflicting priorities, as station manager, and as human from earth.

Flowers for Algernon, has a more simple plot, and just goes through the stages of a medical experiment which tries to raise, through drugs, the IQ of a simple man who hardly ever managed to learn to read. No fancy set up, no complex engeneering, just the characters, their understanding of themselves and of the world, and how things can change for the good, or maybe not so. Sometimes our worst nightmares are when our dreams come true.

Baldwin, James, 1924-1987

Collected Essays: Notes of a native son (1955); Nobody knows my name (1961); The fire next time (1963); No name in the street (1972); The devil finds work (1976); other essays up to 1985, Library of America-98

For some writers, it is not just about knowing their names and having an idea of their work, it is also to take the time to read them, to learn and understand, how the world is experienced, differently, by others. I think Baldwin’s novels and essays are among those, because things are always a little more complicated than they seem.

Kazakof, Iouri, 1927-1982

La petite gare (nouvelles traduites du russe par R. Philippon), Gallimard 1962

 Dans ce recueil de belles nouvelles écrites et publiées en URSS à la fin des années 50, on sent plus l’héritage de Tourgueniev que la pression de l’époque stalinienne ou des réhabilitations, même si son propre père avait été déporté dans un Goulag. Pas de dénonciation du système donc, mais des visions sensibles et intimes des russes de l’époque.

Le Guin, Ursula K., 1929-2018

Hainish Novels and Stories, Volume one: (Rocannon’s world (1966), Planet of exile (1966), City of illusions (1967), The left hand of darkness (1969), The dispossessed (1974)), Library of America-296

I had not known her before getting this LoA edition, all remarquable books, in stories, in visions, in writing. It is a lot more than just Science-fiction, it is about us, and about all the alien that could inspire us.

Vargas, Fred, 1957-

Pars vite et reviens tard, Viviane Hamy, 2001

Comme ses autres ouvrages dits Policiers, c’est bien ficelé, sensible et bien écrit, un plaisir de la retrouver à chaque fois. Beaucoup de Paris et de ses côtés sombres, oubliés, à l’écart.

Remarque, Erich Maria, 1898-1970

Arc de triomphe (traduit de l’allemand par E. Beique), Editions Méditerranéennes, 1947

 Sa réputation est amplement justifiée, à la fois comme romancier, mais aussi pour sa vision et la pertinence de ses analyses. Tout cela écrit/décrit si tôt après la guerre, en 1946.

Russell, Bertrand, 1872-1970

Le pacifisme et la révolution, écrits politique (1914-1918), (traduits de l’anglais par C. Habart et O. Esteves), Agone, 2014

 De beaux textes sur son engagement, rare au milieu de cette Europe en guerre fratricide et vaine. Avons-nous progressé depuis, sans doute peu. Il serait déçu de nous.a little more complicated than they seem.

Khemiri, Jonas Hassen, 1978-

Tout ce dont je ne me souviens pas, (traduit du suédois par M. Ségol-Samoy), Actes Sud, 2017

Belle histoire bien ficelée, en petits paragraphes, miroirs successifs, apportés par les différents personnages, pour aboutir à une image, encore vague, de celui qui est mort.

Weijers, Nina, 1987-

Les conséquences, (traduit du néerlandais par S. Maufroy), Actes Sud, 2017

 Excellent livre, très bien mené, sur l’identité, l’art conceptuel, l’engagement, et le rapport, ou la différence, entre la vie et l’art.

Veyne, Paul, 1930-2022

Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas, souvenirs, Albin Michel, 2014

C’est toujours un plaisir de retrouver cet historien, avec ici un texte plus personnel, qui se révèle sur la fin très intimiste. On comprend aussi un peu mieux pourquoi on apprécie autant ses ouvrages plus scientifiques sur la Grèce et sur l’Empire romain.

Cognetti, Paolo, 1978-

Les huit montagnes, (traduit de l’italien par A. Rochedy), Stock, 2017

Beau roman d’une amitié au long court entre deux hommes, aux travers des épreuves de la vie dans les montagnes du nord de l’Italie, et ailleurs. A voir aussi en film.

Eiseley, Loren, 1907-1977

Collected essays on evolution, nature, and the cosmos (The immense journey (1957); The firmament of time (1960); The unexpected universe (1969)), Volume one, Library of America-285

When a scientist has the talent of writing to teach us nature in its complexity/simplicity and beauty. A pleasure to read, and to learn.

Augier, Justine,

De l’ardeur, Histoire de Razan Zaitouneh, avocate Syrienne, Actes Sud, 2017

Par l’histoire individuelle d’une militante des droits de l’homme disparue en Syrie en décembre 2013, entrer dans ce conflit que l’on commence déjà à oublier.

Lagerlöf, Selma, 1858-1940

L’Empereur du Portugal, (traduit du suédois par Th. Hammar et M. Metzger), Stock, 1979

Un de ces auteurs/autrices découverts un peu au hasard, par ce que c’est un prix Nobel, première femme en littérature en 1909, et qui se révèle à chaque roman le mériter, avec en particulier ce conte à la limite de l’absurde et de la folie, d’un père, de son amour, de ses espoirs, et de la croyance qu’il avait pu mettre dans les récits de sa fille.

Kraus, Karl, 1874-1936

Troisième nuit de Walpurgis, (traduit de l’allemand par P. Deshusses), Agone, 2005

Écrit en 1933, ce texte tente de cerner tous les dangers de la montée du nazisme, soutenue par la corruption du système en place, mais ne sera pas publié par Karl Kraus. Cette traduction récente en français nous donne à voir l’étendue de son analyse, au-delà des polémiques et de la satire dont il a senti les limites face au développement du fascisme, et dont il avait rempli le reste de ses œuvres journalistiques publiées dans sa revue Die Fackel. Ses écrits seront brulés en place publique après l’Anschluss de 1938.

Heller, Joseph, 1923-1999

Catch-22, 1955

The source of this expression, in the famous novel which has a lot more to offer than just that:

“There was only one catch and that was Catch-22, which specified that a concern for one’s own safety in the face of dangers that were real and immediate was the process of a rational mind. Orr was crazy and could be grounded. All he had to do was ask; and as soon as he did, he would no longer be crazy and would have to fly more missions. Orr would be crazy to fly more missions and sane if he didn’t, but if he was sane he had to fly them. If he flew them he was crazy and didn’t have to; but if he didn’t want to he was sane and had to. Yossarian was moved very deeply by the absolute simplicity of this clause of Catch-22 and let out a respectful whistle.”

Lewis, Roy, 1913-1996

The evolution man, 1960

Such an excellent novel, so imaginative and funny, on what a regular stone age family might have looked like around the later part of the Pleistocene.

Morrison, Tony, 1931-2019

The source of self-regard, selected essays, speeches, and meditations, A.A. Knopf, 2019

When a writer is able to inspire us not only through the depth and quality of her novels, but also through other texts in close connection with her times.

Cavell, Stanley, 1926-2018

Les voix de la raison : Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie, (Trad. S. Laugier et M. Balso), Seuil, 1996

The claim of Reason : Wittgenstein, Skepticism, Morality and Tragedy, Oxford University Press, 1979

 What a pleasure to be immersed in his thought over the course of this extensive work, because it is obviously a lot more than studying Wittgenstein’s work. The quality of his writing, its’ clarity, despite the complexity of the task at hand.

Pouillon, Fernand, 1912-1986

Les pierres sauvages, Seuil, 1964

Un architecte a le talent de nous plonger dans les travaux de construction de l’abbaye du Thoronet, non seulement dans la complexité technique d’un tel ouvrage, mais aussi les questions de doctrine et de financement. On y sent toute son admiration et son respect, que l’on ne peut que partager.

Suter, Martin, 1948-

Le temps, le temps, (traduit de l’allemand par O. Mannoni), C. Bourgeois 2013

Au-delà des deux affaires conduites parallèlement, sur le deuil, le manque, Suter va un pas plus loin que Proust, en testant les frontières du réel. C’est simple et excellent.

Besson, Philippe, 1967-

Arrête avec tes mensonges, Julliard, 2017

Quand on cache une partie fondamentale de soi, il est difficile de ne pas déformer la réalité sur tout le reste, et peu à peu s’enfoncer dans le mensonge pour tout et rien, en système.

Rosset, Clément, 1939-2018

Le choix des mots, Minuit, 1995

Ses livres sont en général courts et percutants, et très accessibles. Tous à recommander, celui-ci est un très bon exemple qui se résume en quatrième de couverture :

« Le choix des mots est affaire sérieuse. Il signale toujours une certaine forme d’adoption – ou de refus-, d’intelligence ou de mésintelligence de la réalité. »

Bouveresse, Jacques, 1940-2021

La parole malheureuse, de l’alchimie linguistique à la grammaire philosophique, Minuit, 1971

Encore un auteur disparu duquel nous ne pouvons plus espérer de nouvelles lectures. Son œuvre est néanmoins assez importante et touffue pour que l’on puisse se réconforter à l’idée de pouvoir y retourner régulièrement. Je ne peux prétendre résumer en quelques lignes son propos, mais seulement encourager là aussi à s’y plonger

Axionov, Vassili, 1932-2009

Une saga moscovite, (traduit du russe par L. Denis), Gallimard, 1995

Immense saga (1000 pages) d’une famille russe sous Staline (entre 1924 et 1953), par un écrivain de premier plan, dont les deux parents ont passé une bonne partie de ces années-là en prison, au goulag, puis en exil. Fresque qui montre la complexité de ces vies déchirées entre un engagement politique de convictions, et les absurdités d’un système qui se dévore lui-même.

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